Faculté de théologie et de sciences des religions
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Pamela Chrabieh et le mouvement Red Lips High Heels

2015-03-26 | DIPLÔMÉS

 

Pamela ChrabiehDiplômée de la Faculté de théologie et de sciences des religions [1], Pamela Chrabieh Badine a poursuivi ses études entre 2005 et 2008 avec deux projets de recherches postdoctoraux. Depuis l’automne 2014, elle enseigne à l’American University de Dubaï.

D’origine libanaise, elle a été marquée dans son enfance par la guerre civile et cette expérience pénible a fait croître en elle un sens aigu de l’engagement pour la paix, la solidarité et l’acceptation des différences. Militante engagée, elle a participé à plusieurs projets pour la promotion de la paix, des droits humains et pour le dialogue des cultures. L’une de ses plus récentes initiatives est le mouvement Red Lips High Heels.

Lancé en 2012, ce blogue (auquel est associé une page Facebook) est un carrefour qui rassemble des auteurs et des lecteurs, hommes et femmes, de différentes origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques et politiques. Son objectif est de changer la vision des hommes quant à la place des femmes dans la sphère publique. La réflexion suscitée par les auteurs vise donc à sensibiliser les lecteurs et à déconstruire les tabous, les préjugés et les stéréotypes. En entrevue au journal Al-Monitor [2], Mme Chrabieh disait au sujet du mouvement : « La diversité du féminisme et des approches concernant les droits humains est notre devise. Nous invitons les gens à se désapproprier de leurs connaissances traditionnelles sur les femmes et les relations humaines au Moyen-Orient. »

Le mouvement s’inscrit dans un projet plus vaste qui imprègne la vie quotidienne de la militante : construire un monde meilleur. « J’ai choisi d’étudier et d’enseigner les religions parce que j’ai grandi dans un environnement où la religion a joué un rôle important dans la formation des mentalités et des identités », dit-elle. « Je voulais comprendre le rôle des religions dans les guerres, les conditions de leurs contributions à la paix, déconstruire les idées fausses liées aux religions et partager ma passion pour le sujet. Je crois que l’étude approfondie des religions à l’aide de différentes approches nous aide à avoir de l’empathie et du respect pour l’opinion des autres. »

Confrontée à certaines formes de discrimination lorsqu’elle est revenue vivre dans son pays natal en 2006, Mme Chrabieh lutte depuis pour les droits des femmes et a été honorée en 2013 comme l’une des 100 femmes les plus influentes du Liban. Souhaitons que le mouvement Red Lips Hight Heels continue de changer les mentalités pour que les sociétés du Moyen-Orient puissent profiter de l’apport indéniable et des compétences des femmes dans la sphère publique.

[1] Maîtrise en théologie, 2001 ; Ph.D. en sciences des religions, 2006.

[2] Florence Massena, « The ‘Red Lips High Heel’ movement, A-Monitor, 16 mars 2015.